Après avoir reçu la visite de l’ange Gabriel à l’Annonciation, Marie rend visite à sa cousine avancée en âge Elisabeth, enceinte de six mois de Jean-Baptiste. Elle y restera trois mois pour l’aider.
Ses deux femmes sont représentées dans un style épurée, le cercle (ciel) inscrit dans le carré (terre) exprime l’union entre le monde céleste et le monde terrestre.
La Vierge Marie porte les couleurs des principales vierges byzantines grecques, c’est à dire un manteau rouge, couleur de son humanité et de sa royauté spirituelle. Sa tunique bleue symbolise le divin qui vient en sa chair.
Sainte Elisabeth, à droite sur l’icône, elle qui était stérile, porte un manteau vert comme symbole de renouveau, de fécondité et d’espérance. La tunique rouge clair, un peu rosé, symbolise une vie ancrée dans la terre et donnée par amour.
La planche de tilleul carrée qui accueille le cercle creusée
dans le bois mesure 35 cm x 35 cm.
Evangile de Luc Chap 1 ; v. 39-45
“ En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte :![]()
« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Cette icône tente aussi de représenter l’exultation de joie de Marie dont le visage se tourne vers son Dieu pour dire toute sa joie et son espérance dans la prière du Magnificat, Evangile de Luc, chap 1, v. 45-55
“ Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Les étapes de la peinture
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« Ce mystère joyeux donne la parole aux femmes et célèbre la vie »
Eric-Emmanuel Schmitt